Cela ne vous rappelle -t-il rien?

Ce matin en ouvrant notre journal local “Le Télégramme“, je suis tombée sur un article rédigé par Valerie Cudennec-Riou, journaliste dans ce même journal. 

Il m’a fait sourire et rappelé tant de souvenirs de montage de meubles à deux. Pas toujours évident 😳 !

Travailler, collaborer avec son conjoint pour tout acte de bricolage n’est pas un long fleuve tranquille, loin s’en faut. Nous en sommes venus à la conclusion qu’il vaut mieux éviter 😡  😉 

Voici l’article en question qui rappellera à beaucoup d’entre vous quelques souvenirs, pas toujours agréables. J’ai aimé l’ironie piquante de la journaliste 😉

Titre: Scènes de ménage. Un enfer nommé Ikea ( Le Télégramme page 5. Mercredi 23 septembre 2015)

c-est-parce-que-le-nom-d-ikea-revenait-frequemment-dans-les_2541181_660x329p

” Si vous êtes pour la paix des ménages – surtout le vôtre ! -, oubliez vite le sacro-saint pèlerinage en famille du samedi chez Ikea. Ce sont des psychologues qui l’assurent : rien de tel qu’une virée chez le célèbre spécialiste suédois de l’ameublement pour susciter d’inextricables tensions dans le couple. Explications.

En avril, le très sérieux Wall Street Journal avait déjà parlé de « crise Ikea ». Depuis, un article du mensuel américain The Atlantic a remis le couvert. Il en ressort que faire ses courses chez Ikea et même, y flâner à deux en toute innocence pour simplement rêver son futur intérieur, serait une source inimaginable de tensions conjugales et de conflits larvés qui ne demandent qu’à éclore au grand jour.

Tout commencerait à l’entrée du magasin, conçu de part en part pour renvoyer l’image de la maison idéale. Autrement dit, celle du bonheur que vous n’atteindrez jamais. Une expérience pour le moins « déstabilisante sur le plan émotionnel », selon Ramani Durvasula, psychologue californienne interrogée par The Atlantic. Vous voici donc lancés dans la visite du temple de la consommation et de ses mille et une tentations. Oui mais voilà : chaque pièce qui s’ouvre a tôt fait de vous renvoyer à vos frustrations, non-dits et autres ruminations intérieures. La cuisine ? Marre de se taper seule toutes les tâches ménagères ! La chambre : tout va comme vous voulez sur le plan sexuel ? Le panier à linge dans la buanderie et le tapis dans l’entrée : ah, ces gosses, pas un pour sauver l’autre !!!

Du choix des meubles… jusqu’au montage

Bon, jusque-là, tout est dans l’inconscient. Mais ça se corse après, au moment de choisir les meubles. C’est vrai, ça. Entre Monsieur, qui rêve d’une cuisine couleur bois naturel et Madame, qui craque pour le modèle rouge pétant, le compromis n’est pas toujours aisé. Des divergences de goûts qui, l’agacement se faisant plus tenace dans le dédale de la visite, peuvent déboucher sur des questionnements quasi-métaphysiques, du genre : « Mais qu’est-ce que je fais avec ce mec ? »

Exagéré ? Pas vraiment, si l’on en croit Maisie Chou Chaffin, une psychologue londonienne pour qui « les couples ont tendance à extrapoler, à se dire que ces petits conflits qui apparaissent pendant l’achat de meubles montrent peut-être qu’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre ». Miroir, dis-moi qui tu es…

Au-delà de la découverte d’une incompatibilité insoupçonnée avec sa « moitié », peut aussi se révéler, dans le choix déterminant de la table qui accueillera les petits-déjeuners familiaux des trois prochaines décennies, tout ce qui sous-tend les relations dans le couple : qui décide de quoi, qui commande, qui s’exécute… Une analyse impitoyable.

Et ce n’est pas terminé. Une fois rentrés à la maison, le coffre et la remorque chargés à bloc, le pire est à venir. Votre dressing et votre salle de bains dernier cri sont bien là, oui mais… en kit. À vous les joies des étagères à monter, des écrous à visser, des notices à suivre au pied de la lettre sous peine de tout avoir à recommencer depuis le début. Étape 1, schéma a, b, c… « C’est comme ça, je te dis ! ». « Ben voilà, tu t’es planté ! ». « Je savais bien que j’étais pas tombée sur un manuel ! T’es bête ou quoi ? »

« Des événements inattendus vont apparaître : des pièces manquent, des morceaux ne s’assemblent pas comme il faut… La question est : à quel point allons-nous tenir l’autre pour responsable de ces problèmes ? », interroge Dan Ariely, professeur d’économie comportementale à l’université Duke (Caroline du Nord, États-unis) Tandis que pour le psychologue Don Ferguson, le ciment du couple peut être entièrement remis en question. « Est-ce que tu me fais confiance ? Tu penses que je ne peux pas le faire ? ».

Et là, autant dire que ça commence à craindre pour votre projet de soirée en amoureux devant le feu de cheminée. Reproches, ressentiments refont surface. Des couples « commencent à se chamailler à propos d’étagères et finissent par se disputer à propos de leurs parents respectifs ou de leurs enfants », détaille Don Ferguson.

Bon, on en a discuté, hier soir, avec mon mari. Samedi il fait beau. Le canapé peut encore faire un bout de route : Ikea attendra ! “

Courageuse mais pas téméraire, notre journaliste 😉