L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante

Je me suis laissée tenter par une critique concernant le roman d’Elena Ferrante, L’amie prodigieuse, à l’occasion de la sortie en français du tome 2: Le Nouveau Nom. 

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Je dois dire que je me suis fermement ennuyée au cours de cette lecture. Le ton est donné!

l'amie prodigieuse

De quoi s’agit-il?

  • La narratrice,  Lenù  se laisse vampiriser par son amie d’enfance Lila dotée d’une puissance de nuisance et de méchanceté au-dessus de la moyenne. Très peu crédible, à mon sens, mais je ne suis pas italienne!
  • Du passage de l’enfance à l’adolescence avec tous les changements douloureux, prometteurs, angoissants et excitants que ce voyage dans une vie de filles suppose.
  • A l’arrière plan Naples des années 50, une Naples peuplée de gens de rien enfermés dans leur réduit pauvre où la violence est à fleur de peau, une prison à ciel ouvert où règne la loi du plus fort chez les hommes et où les femmes sont d’éternelles victimes, consentantes la plupart du temps, où le malheur fait partie du quotidien. Un monde sous la coupe de la Camorra, du curé et de la maîtresse d’école. 

” Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. … nous grandissions avec l’obligation de rendre la vie difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile… Se faire mal, c’était une maladie.”

  • Un monde impitoyable mais que l’on sent en voie de mutation: les jeunes les plus armés, peu nombreux, essaient de s’évader de cet espace clos. Chacune des deux protagonistes se débattent pour en sortir, chacune à leur manière, l’une par le mariage, l’autre par les études, tout en étant intimement liées par leur amitié du type “je t’aime, moi non plus”, un véritable jeu du chat et de la souris perpétuel qui finit par lasser les lecteurs. 

En bref! 

La relation hommes-femmes des italiens des années 50 m’a déconcertée . Ce sentiment de dé-concertation lié au manque de liberté, à l’entrave conjugale concernant mes amies italiennes du sud de la péninsule persiste toujours chez moi à l’heure actuelle ! La liberté se conquiert, elle n’est jamais donnée! Ce pourrait être en cela que ce roman parlé est indispensable ! 

La suite de ce roman vient d’être publié en français mais je ne la lirai pas. Les personnages ne sont pas assez attachants , la langue trop sommaire et manquant de charme. De plus, après la lecture de ce bouquin, j’ai du mal à comprendre les commentaires dithyrambiques qu’il a suscités!