Journal de campagne Verdun: ce que nous avons vu dans les bois en direction du Fort de Vaux.

Mercredi 14 septembre 2016 ( suite) 

Visite de L’ossuaire de Douaumont terminée, sans que nous n’ayons eu les résultats souhaités, direction Le Fort de Vaux à quelques encablures. Nous n’allions pas nous laisser abattre ,  une forte curiosité de comprendre ce qui s’était passé ici l’a emporté. Nous devions cela à nos grands-pères respectifs qui , d’une manière ou d’une autre ont rampé, impuissants,  dans la boue, dans cette terre gorgée de cadavres , de restes humains, de chevaux agonisants, au milieu des obus, sous le feu et le bruit insupportable de la mitraille… Cliquez, svp.

En chemin, dans les bois nous sommes tombées sur des vestiges de niches à munitions dont  le rôle était d’alimenter les batteries du secteur.

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Le mot casemate m’avait toujours intrigué et je n’arrivais pas à me représenter ce que cette réalité recouvrait. Bien entendu, je connaissais les blockhaus et les bunkers du mur de l’Atlantique; on ne vit pas impunément sur les côtes de l’Atlantique sans en  rencontrer , leurs ruines étant encore très présentes. Mais les casemates de la Première Guerre Mondiale, jamais je n’en avais vues. 

La définition du mot casemate se décline comme suit dans le Petit Robert: ” Abri enterré, protégé contre les obus, les bombes…

Dans les bois, nous sommes tombées sur l’une d’entre elles . Elle se détachait, sinistre et noire,  au sommet d’une petite butte qu’il fallait gravir pour aller voir de plus près. Ce qui fut fait malgré la chaleur excessive du jour. Cette Casemate Pamart était un avant-poste du Fort de Souville, reliée par un central téléphonique souterrain sous plomb au Fort de Douaumont et à Verdun;  3O lignes téléphoniques y étaient en fonctionnement.

Cette casemate est menaçante, lugubre, sépulcrale et fait froid dans le dos.