Edgar Degas à l’Opéra au musée d’Orsay (2/3) / Degas at the Opéra as viewed in the Orsay Museum in Paris.

                                               La petite danseuse de 14 ans d’Edgard Degas 

J’ai eu sous les yeux pendant toute mon année de 4ème la reproduction (ci-dessous) de la danseuse étoile de Degas. Un professeur appréciant le peintre avait sans doute trouvé un moyen de nous intéresser à l’art en ces temps lointains. Je ne crois pas un seul instant qu’il ou qu’elle ait mesuré l’intention de vérité de Degas dans ces tableaux.  Nous non plus d’ailleurs! Nous n’avions certainement pas vu l’ombre noire derrière le rideau. Nous avons admiré le tableau pour sa grâce,  ses couleurs extraordinaires et son impression aérienne.

Depuis mes yeux se sont ouverts – ce qui n’enlève rien au talent de l’artiste – particulièrement lors de cette exposition à Orsay. La plupart de ces jeunes danseuses de la fin du XIXème siècle étaient issues de milieu très pauvre et étaient destinées à devenir des proies faciles à des vieux bedonnants qui les guettaient dans les coulisses. “Mais si la prostitution avait cours à l’extérieur, au XIXe siècle, elle s’exerçait aussi à l’intérieur, les danseuses faisant commerce de leurs charmes (plus ou moins volontairement).
Il n’était d’ailleurs pas rare, au foyer des artistes de l’Opéra, derrière la scène, de trouver des mères venant ‘vendre’ leurs filles, danseuses plus ou moins ratées, aux messieurs les plus offrants”.

 

Pouvez-vous voir l’ombre noire cachée guettant derrière le rideau?
                                          Can you see the dark shadow preying behind the curtain?

I had in class during my whole 3rd year of secondary school  the above poster representing a dancer of the Opera. A teacher interested in Degas’s colorful and graceful works of art  had no doubt found a way to interest us in art in those times gone a long time ago. I do not believe for a moment that he or she had measured Degas’s intention of being truthful in these paintings. Since my eyes opened, especially during this exhibition in Orsay. Most of these young dancers in the late nineteenth century came from very poor background and were destined to become easy prey to old paunchy men watching them behind the stage. “But if prostitution took place outside, in the nineteenth century, it also took place inside, the dancers trading their charms (more or less voluntarily). It was not uncommon, in the foyer of the artists of the Opera, behind the scene, to find mothers coming to sell their daughters,  to the most offering men”

 A well-known expression in French  says ” to have one’s dancer”, nowadays applied to any (costly) whim. 

Mère venant “vendre” sa fille à l’Opera.
                                   Mother “selling” daughter at the Opera.