Il s’en est allé…

…notre Graeme “national” si je puis dire. Bien que d’origine Néo-Zélandaise, il a fait partie de notre vie depuis les lointaines années 70. Un autre siècle donc. J’ai toujours aimé son accent anglophone et il fait partie de mon panthéon musical au même titre que Léonard Cohen dont il a adapté la célèbre Suzanne. 

Qu’ils sont loin nos 20 ans, ” ça m’fait la peine mais il faut que je m’en aille”. Adieu l’artiste.  

Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu’à c’la n’tienne: c’est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli
Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine, mais Il faut que je m’en aille
Et souviens-toi de cet été
La première fois qu’on s’est saoulé
Tu m’as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons
Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine, mais Il faut que je m’en aille
Je suis parti changer d’étoile
Sur un navire, j’ai mis la voile
Pour n’être plus qu’un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait
Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Je m’ennuie pas, mais Il faut que je m’en aille
J’t’ai raconté mon mariage
A la mairie d’un p’tit village
Je rigolais dans mon plastron
Quand le maire essayait d’prononcer mon nom
Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine, mais Il faut que je m’en aille
J’n’ai pas écrit toutes ces années
Et toi aussi, t’es mariée
T’as trois enfants à faire manger
Mais j’en ai cinq, si ça peut te consoler
Buvons encore une dernière fois
A l’amitié, l’amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça m’fait d’la peine, mais Il faut que je m’en aille.